#CinémaRoumain, LE Festival de Film à voir à Strasbourg

Étiquettes

, , , , , , , , , , ,


Il y a quelques jours, je suis tombée sur la page Facebook de ce Festival qui, cette année dure jusqu’au 14 Mars. Il est déjà arrivé à sa 5eme édition!!! Je me suis «réveillée» un peu tard cette année, mais au moins j’ai appris qu’il existe (et vous aussi) et l’année prochain je vais être plus attentive🙂(mieux vaut tard que jamais, hein?).

Pour avoir plus d’infos, j’ai fait appel à Dorel Toderici (un des responsables de la plateforme on-line La Strasbourg , lancé en Mai 2016, et qui cette année fait aussi partie des organisateurs du festival). Le Festival a été initié par ADERS (L’association des étudiants roumains de Strasbourg) et petit à petit, avec le fantasque trio – le cinéma Odyssée de Strasbourg (où sont projetés les films Roumains), le ICR Bruxelles, et bien sur ADERS, ce festival est très attendu chaque année, chaque année avec plus de films et de cinéastes Roumains invités. Dans sa petite, mais fructueuse existence, le Festival est même allé dans les amphithéâtres des Universités de Strasbourg, ou les étudiants ont pu visionner des courts-métrages et discuter, entre autres, avec le jeune réalisateur roumain Andrei Georgescu (lors de l’édition de 2014).

Cette année, pendant Le Festival du Film Roumain à Strasbourg ont été présentés 13 longs métrages et 5 courts métrages et de nombreux invités: la réalisatrice Oana Giurgiu (Aliyah Dada), l’acteur Mircea Diaconu (Filantropica), les réalisateurs Igor et Valentina Cobileanski (Afacerea Est), Bianca Sescu, la réalisatrice d’Annick, avec les acteurs, mais aussi Laura si Dan Ene, les réalisateurs du film d’animation Selkie’s Tide, dont j’ai trooop adoré la bande d’annonce!!!! 

Pourquoi ce festival ? «On veut être les ambassadeurs de notre pays, la Roumanie, montrer ses valeurs en France et dans toute l’Europe», me dit Dorel. Des plans pour les futures éditions? « Que le nombre de films et d’invités s’agrandissent et, pourquoi pas, projeter des films Roumains dans les villes autour et en Allemagne ». Et je vous le souhaite!!!!

Quoi rajouter ? Chapeau bas, les gars ! Un grand Bravo à tous ces gens avec des grands cœurs et un immense amour pour la Roumanie et que leurs rêves deviennent réalité.

Et n’oubliez surtout pas: Il faut bien profiter des derniers jours du festival!!! ↓↓↓↓↓↓↓↓↓↓↓↓↓↓↓↓↓↓↓↓↓↓↓↓

Crédit photo: La Strasbourg, www.festivaldefilm.aders-strasbourg.fr, www.facebook.com/5quinzaine/

Le 8 Mars – La journée de la mère avant tout

Étiquettes

, ,


Depuis toujours, pour moi (et pour beaucoup de gens de ma génération), le 8 Mars reste La journée de la mère. Voilà une chose qui me tient à cœur depuis la période communiste et que je souhaite garder sans rien changer, même si je viens d’apprendre que depuis 2010, en Roumanie, La journée de la Mère a été déclarée officiellement le 1er dimanche de Mai. Allô, mes amis Roumains, le saviez-vous ? Bah, pas moi !

Il y a plus de 2 décades, le 8 Mars était pour moi une autre occasion pour offrir des fleurs à ma mère, la journée pour laquelle on se préparait à l’école depuis le mois de février : on confectionnait des cartes postales sur lesquelles on collait les cristaux des boules de Noël écrasées ou des fleurs sèches. Et même des haricots. Et on écrivait des mots d’amour. On n’avait pas beaucoup de moyens, mais une montagne d’inspiration.

Et si je dis que le 8 Mars reste, pour moi, la journée de la mère avant tout, c’est pour l’émotion que je vivais pour cette journée – pour préparer cette petite carte, pour bien écrire les quelques mots ou apprendre la petite poésie, pour trouver les jolis perce-neige pour ma mère. Mais surtout pour l’émoi provoqué. Les petites choses faites de rien pour Une Mère. Je lui fais toujours une carte, mais je l’envoie par la Poste Française et Roumaine qui ne sont pas toujours les meilleurs messagers. Et l’émotion je la ressens à travers le téléphone…. Eh oui, les temps ont changé, mais l’idée est restée:).

Alors, vous faites quoi pour votre maman pour le 8 Mars ?

Crédit photo: Pinterest

La patience et le balaie

Étiquettes

, , , , , , , ,


pa-patienceJ’avais 5-6 ans, j’étais chez ma grand-mère qui m’a élevée et avec qui j’étais très proche. Chez elle, ma principale occupation était le jeu. Là-bas c’était mon cocon, mon paradis. Un jour, je ne sais pas ce qu’il m’a pris, j’ai attrapé un balaie et j’ai commencé à… balayer. Je venais de commettre un sacrilège, ma grand-mère est venue me l’arracher des mains et elle m’a dit: « Tu vas avoir toute la vie devant toi pour balayer. Profite de ton enfance, ne grandis pas si vite, sois patiente, y a un temps pour tout! »

Depuis toujours, moi et la patience, on ne fait pas bon ménage. Mais je me soigne… En fait, je sens (et les gens autour de moi) une amélioration dans « notre relation »

Il y a eu une période où je voulais que les choses se passent très vite – à 1000km/h. Non, à la vitesse de la lumière. NOOON, à la vitesse supraluminique !!  Je voulais que les choses se passent maintenant, en ce moment et pas une nanoseconde plus tard! Et que tout soit parfait! Plus que parfait! A la vitesse supraluminique et TOUT DE SUITE, bien sur! Dans l’amour, à l’école, dans les relations avec les autres, dans la vie professionnelle, etc. Et OUI, Tout de Suite c’est n’est pas possible! Et tout cas, pas pour moi! Car il y a des étapes (maintenant je comprends mieux)!

Longtemps j’ai eu la rage envers moi, envers l’univers qui était contre moi, qui ne voulait pas que les choses m’arrivent/se passent en claquant des doigts.  J’ai eu la raaaaaaaaage, je criiiiiiiais: »Pourquoi paaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaas? »

J’ai lu quelque part que la patience est un don. Moi je crois qu’ »avoir de la patience » peut venir de l’auto éducation, qui elle aussi peut venir avec le temps. Et ça dépend de chacun, car on n’a pas tous le même rythme.

Moi j’ai toujours été dans une sorte de « décalage » par rapport aux autres. Je n’ai jamais fait les choses comme « tout le monde », je n’ai (presque) jamais fait les choses quand il « fallait »- tout le temps cela a été plus tard: l’amour, le bon job, le master, etc. Et longtemps j’ai vécu ce retard comme un handicap. Mais après, avec l’expérience, quand on apprend à se remettre en question, on se rend compte- oh putaaaain -« ce décalage » est arrivé au bon moment, quand j’en avais vraiment besoin, j’étais prête, pas quand (juste) je le voulais... Ah oui, en vieillissant on se rend compte de pleins choses, mais ça ne veut pas dire qu’on est moins cons  LOL

Il y a aussi une histoire d’intuition – depuis quelques temps je l’écoute plus qu’avant. Mais ça ne veut pas dire que je ne suis plus impulsive. Ça veut dire que je suis plus vieille, que je commence à comprendre qu’il y a un temps pour la rage et les cris, mais qu’il y a aussi un temps pour l’amour, « the job of the job », ou les escarpins Godiva de chez »Sergio Rossi » (leur temps va venir, je le sens) LOL. J’ai appris que l’attente rend les choses plus intéressantes (et surtout plus valorisantes, gratifiantes) et je sais que je vais les apprécier encore plus… ces Godiva  (noires, taille 39). Je les aurai, je les aurai un jour!!! C’est « juste » un travail avec soi-même, le plus dur travail du monde…

Et tout ça pour te dire …Grand-mère,  le temps du balaie est arrivé. Et j’avoue, ce n’est pas si génial…Mais avec un peu de musique, ça passe 🙂

Crédit photo: perso

Roumanie… mon amour

Étiquettes

, , , , , , , , ,


Chez mon oncle IonIl y a 8-9 ans environ, je me suis décidée à quitter la Roumanie. Trop d’injustices qui me rendaient furax (je suis une personne révoltée depuis ma naissance), en tant que journaliste c’était vraiment la merde. Après quelques passages dans la presse politique, sociale etc, dernièrement je travaillais pour un magazine web pour les femmes qui était devenu en seulement quelques mois une espèce… « d’agence de presse de Kim Kardashian », avec  X « articles » par jour sur des futilités qu’on oublie en 3 secondes, avec des boss qui nous faisaient comprendre qu’ils pouvaient nous dégager du jour au lendemain, car notre boulot aurait pu être fait par n’importe qui… Des leaders qui savent motiver quoi… Et croyez moi, écrire X articles par jour, tous les jours, sur des bombasses genre Kim Kardashian n’est pas si simple, t’as besoin de beaucoup d’imagination, de calme, de tact, de l’intelligence, des connaissances en chirurgie esthétique, un esprit d’investigation, de la rigueur, du « je-m’en-foutisme »  L.O.L… Bref, il y avait, dans ma vie, le vide profond –  je n’arrivais plus à voir l’avenir.

A la fin de l’été 2008, je suis partie à Berlin. Quelques jours, peut-être une semaine. Après plus de 10 ans, je sortais de la Roumanie, et là, j’ai eu le déclic –  il faut que je parte de la Roumanie, voir ailleurs, ouvrir mon horizon, faire un master quelque part, ne plus lutter avec le vent, faire autre chose, chercher ailleurs ce qui me manque le plus –  Le Respect.

Arrivée en Roumanie, la décision est prise- je me barre. Tout court! Il le faut! Je ne veux pas arriver au point d’HAÏR le plus beau métier du monde à mes yeux, celui de journaliste. Je n’avais rien derrière ma tête, rien de clair, l’idée c’était de faire un master ailleurs, partir, faire des choses qui me rendent heureuse, aider les gens, me reconvertir dans un autre métier, mais un qui me fait sentir utile. Je postule pour des masters en Ecosse et un peu partout, je passe des examens pour avoir le certificat de langue anglais, je cherche encore des masters, j’envoie de dossiers, j’avais l’impression de m’étouffer entre le boulot avec les grosses enquêtes sur les fesses et les pellicules du clan Kardashian, le manque de perspectives, le fait de me sentir inutile, dans un piège…  J’avais besoin de respirer autre chose. A ce moment j’ai réalisé que si tu veux quelque chose très fort et tu bosses dur, il y a une grooooosse possibilité que cette chose-là puisse t’arriver. J’ai été acceptée pour un master en tourisme à Glasgow, mais le hasard de l’amour a fait que je suis arrivée finalement à Paris (être bourrée à Vama Veche peut te faire changer d’avis LOL) Où j’ai fait mon master, un autre en communication web. Où j’ai vécu, pendant 5 ans, des challenges comme je n’ai pas eu en 30 ans. Partir je pense que c’était la meilleur décision de ma vie! Jusqu’à ce moment 🙂

J’avais 9 ans quand a eu lieu la Révolution, quand Ceausescu est tombé (et a été tué), mais je me souviens bien les queues pour acheter de la viande, du lait, je me souviens les cartes pour acheter du pain, les défilés sur le stade de Piatra Neamt pour flatter Ceausescu  –  je les vivais comme n’importe quel enfant de 5-6 ans. J’ai vu des bananes pour la première fois de ma vie à 10 ans –  mamie les avait mises sur l’armoire pour mûrir, on les avait oubliées et on les a mangées toutes noires. L’odeur d’orange me fait pensait à Noel, même si le mange le 14 Juillet….

Je me souviens « des groupies » de Ion Iliescu, Petre Roman à Piatra Neamt (du parti FSN – parti au pouvoir après la révolution de ‘89), on avait des affiches avec eux à la maison… Oui, ils étaient plus souriants et plus jeunes que Ceausescu…. J’avais 10-11 ans, j’étais nulle en politique, comme en mathématique. Comme je le suis toujours, d’ailleurs… Mais je connais le manque de RESPECT, je connais le mépris, la frustration de ne pas pouvoir avancer, la manipulation, les abus  –  et ce sont des choses que je ne peux pas/plus tolérer.

Bref, même si « je me suis échappée », je suis partie d’un pays/un job qui ne me correspondait plus, même si je suis partie car je ne me sentais plus respectée, je suis toujours avec une oreille en Roumanie, je vois ce qui se passe, et ça me fait mal. Je ne me bats jamais la poitrine avec la paume de la main pour dire : « Je suis Roumaine !!! », je ne  cache pas que je suis Roumaine, mais ce que se passe en Roumanie depuis quelques temps me fait encore plus mal.

Je ne me déclare pas une patriote, une nationaliste, mais je me sens attachée à La Roumanie pour la vie. Et je le vis bien, ce n’est pas avec frustration que je le dis. Ils disent – « on ne peut pas choisir ses parents, sa famille », c’est la vie. Tout le monde a une croix à porter tout sa vie, et on est tous des masochiste plus au moins… 🙂

La Roumanie ne me manque pas trop, mais me fait BEAUCOUP de plaisir quand je viens la visiter tous les ans, respirer l’air de sa campagne, voir mes amis, mes parents. Et je meurs peu à peu de l’intérieur quand je vois de l’injustice, je meurs quand il y a le manque de respect, et je meurs encore plus quand quelqu’un me prend pour une conne/imbécile/pigeon ou quand quelqu’un me prend de haut…  Et toutes ces choses là je les ai senties en Roumanie pendant plus de 10 ans, et il y a des gens qui les vivent là-bas depuis 27 ans (voir plus), y compris mes parents, mes amis, ma grand-mère…

Je reste une optimiste (je le suis depuis que je suis venue en France …c’est bizarre, non? LOL), même si je vois que, dans ce monde actuel, l’échelle de valeurs est renversée (pour ne pas dire « dans une MERDE profonde ») et je passe mes jours à me demander, comme le monsieur moustachu, Francis Cabrel – « Est-ce que ce monde est sérieux ? »

 

Budapest n’est pas Bucarest!?

Étiquettes

, , , , , , , , , , , , ,


budapestAprès plusieurs Réveillons passés dans des appartements parisiens avec toujours les mêmes soirées (ou presque) où on buvait, mangeait, dansait (mais pas beaucoup car les hôtes avaient peur de déranger les voisins), cette année on a changé de cadre, on est parti à Budapest. Un terrain inconnu pour moi (même  si c’est à côté de la Roumanie, je n’y étais jamais allée).  Et j’ai kiffé! Voici ce qu’il faut retenir… Lire la suite

Toulouse, on se connait depuis 4 mois et….

Étiquettes

, , , , , , , , , , , , , , , ,


… le bilan est plutôt positif. Voyons: Lire la suite

Pause gourmande au Pays des Chocolatines

Étiquettes

, , , , , , , , , , , , , , , , , , ,


toulouseDepuis que je suis à Toulouse (presque 4 mois) j’ai fait quelques restos et, j’avoue, pas mal cette… « faune gastronomique” du Sud Ouest!

Moi, le tartare, je kiffe…. Lire la suite

Le Père Noël arrive chez eux aussi !

Étiquettes

, , , , , , , , ,


perenoel-arrive2015Mes amis, il y a quelques semaines  j’ai fait la connaissance de Oana, une Roumaine qui depuis 3 ans fait sourire une trentaine d’enfants  d’un village de l’est de la Roumanie, dans ma Moldavie, où j’ai grandi.

Oana est partie de la Roumanie il y a quelques années, elle habite à Toulouse, mais elle n’a pas oublié ces enfants, qui dans la grande majorité sont des enfants dont les parents sont partis refaire leur vie pour s’installer en Italie ou en Espagne, et les ont peu à peu oubliés. Ce sont souvent leurs grands-parents ou des membres de la famille qui sont restés dans le village, qui prennent soin d’eux dans des conditions parfois difficiles.

enfants-heureux_2014

Alors, Oana, avec  une belle équipe – une grande partie de  sa famille (sa sœur qui est sur Paris, son frère qui est au Royaume-Uni  et ceux qui restent en Roumanie) est décidée à ne pas laisser ces enfants attendre en vain le Père Noel !
perenoelarrive_2014Et c’est pour ça qu’on va participer nous aussi à la joie de ces enfants du village de Lunca Dochiei de Bacau, n’est-ce-pas ? C’est pour donner  un coup de pouce aux enfants, car ils ont vraiment besoin d’une chance pour avancer.

Oana peut vous répondre aux questions sur la page Facebook – ICI.  Elle a même fait une campagne de crowdfunding sur Ulule – ICI 

pere-noel-est-arrive-2015

Tolosa, les vacances finissent quand ?

Étiquettes

, , , , , , , , , , , , , , , , ,


capitole_toulouseMe voilà au Pays des Chocolatines ! Depuis un mois ! Et je n’arrive pas à sortir de ce p*tain « d‘holiday mood » ! Pourquoi ? Je ne comprends pas comment les gens d’ici peuvent bosser  avec un soleil pareil tous les jours. C’est fou, ils doivent aimer vraiment leur boulot. Ou peut-être c’est un hobby le boulot…

Les premiers jours de septembre ont été assez … bouillants – 35 degrés- et moi j’étais la seule personne dans les rues de Toulouse… en jean. Et pas bronzée.  La Parisienne quoi, la meuf qui a vécu pendant 5 ans sans (beaucoup de) soleil  dans la ville grise la plus glamour du monde.

toulouse

A Toulouse, les gens sont sympas et (presque tous) en terrasses. Ils vivent en terrasses. C’est aussi pour ça qu’ils sont tous bronzés j’imagine. Leur accent : paing, copaing, ving-me  donne envie de bronzer moi  aussi en terrasse.  Et franchement, j’ai l’impression de vivre dans un campus universitaire – les gens sont très jeunes  dans cette ville ou donne l’impression d’être jeunes. C’est le soleil qui leur donne leur bonne humeur, cette mine radieuse   … d’où  mon « holiday mood ».

saint-sernin-toulouse

Parlons de la bouffe, car bien manger c’est important.  Je n’ai pas fait beaucoup de restos jusqu’à ce  moment, mais ceux que  j’ai faits – TOP ! Quelques exemples – le resto japonais  en bas de chez moi Solaneko  (une cantine japonaise comme chez la grand-mère avec deux plats au choix chaque jour)

glace-au-sesame-noir

La cuisine indienne est bien représentée par le resto Kashmir – avec des plats copieux et un personnel  très gentil (on a perdu un portefeuille sur leur terrasse et on l’a trouvé sain et sauf le lendemain) ; le resto argentin La Milonga – l’entrecôte, les frites, les empañadas – Miam miam; et the TOP of The TOP, le resto Attila– au-dessus du marché Victor Hugo, un lieu de perdition pour les papilles et les estomacs- des plats de poissons très bons aux prix raisonnables. Le grand plus de ces restos –  produits frais, de qualité, et locaux  !!

tartare-resto-attila

Par contre j’ai eu du mal à trouver LE croissant. Je ne suis pas trop pain au choc… pardon, chocolatine, moi j’aime les croissants. J’adooooore les croissants !!!!! Mais fraichement, j’en ai  trouvé des épais comme les pains, j’en ai trouvé des encore plus épais, avec une grosse couche de sirop de sucre, des flasques, des pas faits maison, mais après des recherches minutieuses… alllleeeeelllluuuuiiiaggg  j’ai trouvé LE croissant parfait au beurre, celui comme à  Paris – fondant, tendre, léger, croustillant miam miam.  Et en plus, pas très loin de chez moi. C’est vrai, à Toulouse il n’y a pas autant de boulangeries comme à Paris. Mais il y a plus du soleil qu’à Paris ! Ha !

cymera_20161009_215411

Et puis, j’aime bien cette Garonne, car elle m’inspire la tranquillité. Le matin, quand les gens font leur footing (moi aussi de temps en temps, 10 minutes pas plus), le soir, quand les jeunes flânent ou  se baladent sur ses rives … Elle a une lumière sublime qui m’apaise.

garonne

Les petites rues qui sentent la bière (et le pipi par ici et par là), avec des bâtiments décolorés par le soleil me font penser à l’Italie. C’est vrai, y a pas beaucoup de fleurs aux fenêtres, mais y a encore un détail qui me fait penser aux vacances 🙂

rues-toulouse

Le métro. Alors là, j’ai l’impression d’être dans une pharmacie, tellement il est calme et  propre. En en plus, t’entends  la radio. Il est beaucoup plus petit (2 lignes), il n’y a pas du graffiti, des pubs , de street-art, de SDF, les annonces  des stations sont en français et en occitan (que j’apprécie beaucoup) et les stations s’appellent Les trois cocus et La vache. Mais une chose encore plus bizarre : les gens  ne lisent pas (comme à Paris, c’est vrai il n’y a pas des trajets  très longs, ils ne sont pas penchés  avec leurs yeux rivés à leurs téléphone. Pourquoi ?   Bah, parce que dans le métro toulousain il n y a pas du réseau. Du coup, les gens sont « obligés » d’observer les autres, de céder la place à une vieille dame etc. Moi j’adore ce moyen de transport et je l’adorais à Paris encore plus où je voyais une dame qui se maquillait, une pub qui me faisait rigoler, des gens qui lisaient le kamasutra, un homme en pantoufles avec des pompons en fourrure ou bien Nicolas Karabatic. Bah, voilà, ici ce n’est pas le même univers foufou, et des fois  la musique que j’entends me donne l’impression d’être dans un centre commercial désert ou bien dans la salle d’attente d’un gynéco. Noooooooooooooooooooooo !!!! Il faut juste que je m’habitue avec la propreté et les gens qui ne sont pas obsédés par leur iPhone 6. Et avec le soleil. Et avec les gens bronzés qui ‘bossent’ en terrasses 🙂 Il faut que je prenne mes repères !

metro-toulouse

Mais le truc bien est que, depuis que je suis sur Tolosa, je fais des choses que je n’ai jamais faites sur Paris et de ma vie.  Je prends des cours de flamenco (je voulais faire depuis looong temps) –  et c’est tellement beau et… insolent – comme j’aime ; je fais du yoga – pour trouver mon calme intérieur (l’idée me fait rigoler, mais j’aime pousser mes limites 🙂 ), et je viens de commencer un atelier d’écriture.  J’aurais voulu apprendre à nager, mais pas de bol – plus de places pour moi cette année.

Alors Toulouse, les vacances finissent quand ?

toulouse-garonne

Paname, ce n’est qu’un au revoir !

Étiquettes

, , , , , , , , ,


14 juillet2016 Paris est une feteParis, après 5 ans pile, je pars ! Je sais que tu vas me manquer, car tu m’as beaucoup apporté ! Une aventure savoureuse partagée en 3 ans à Versaaaaaailles et 2 ans à Clamart. Et quelle aventure de ouf….

Je suis venue ici pour suivre mon amour rencontré  sur la plage de Vama Veche (Roumanie)  dans une soirée du 1er Mai. Moi non plus je n’étais pas très sobre. Mais c’est ça l’amour – rien n’est parfait et tant mieux. Je suis venue aussi pour faire un master, pour une autre vie à Paris et  je suis tombée amoureuse de toi…

metro Paris

De ton métro. C’est quand même con, hein ? Mais oui, moi je suis tombée amoureuse de ce micro-cosmos, ce théâtre ambulant souterrain. Au début, c’était la ligne 13 qui servait pour aller à la fac. Toujours blindée, toujours en panne,  où j’ai vu rouler des joints, des visages de toutes les couleurs  des gens heureux, tristes, dubitatifs, décidés, coincés. Après c’était la ligne 4, pour aller faire mon stage. Après la 1, la 7, la 10, la 12, 2, 3, 5… la 6, qui reste ma préférée. Paris, ton métro reste mon kiff, pour toutes les histoires réelles ou imaginées, les femmes qui se maquillent entre 2 stations le matin/le soir, toutes les poésies découvertes sur les murs de ses wagons,  pour les milliers des gens qui m’ont fait rigoler, m’ont rendu triste, m’ont donné un espoir, qui ont cédé leur place pour mes fesses, qui  m’ont bousculé, m’ont donné envie d’avoir le nez bouché en Juillet. Pour tout ça et encore plus, ton métro va me manquer !

pigale

Pigalle, 13eme, Marais, Belleville, Saint Germain de Près&co. Les boutiques coquines, les bobos qui me font rigoler, le street-art à tous les coins de la rue, le mélange des cultures, les magnifiques boutiques de luxe, tes restos asiatiques à volonté… Ton « chaos » va me manquer terriblement, Paname !

SVP

Les gens que j’ai rencontrés ici, dans ton cœur, vont me manquer ! Des italiens, des grecs, des portugais, des libanais, des hongrois, des espagnols, des mexicains, des chinois,  des vietnamiens, des russes, des suédois, des brésiliens, des français, des roumains, des congolaises, des picards, des ch’tis, des montpelliérains, des occitans&co,  chacun m’a apporté quelque chose de beau, chacun a été, au moins une fois,  mon éclat de soleil, m’a fait pleurer ou rire comme une folle, chacun a une place dans mon cœur. Tous ces gens, qui restent chez toi, qui t’aiment profondément, vont me manquer.

Expo Paris

Toutes tes expos, tes manifestations culturelles, tous tes concerts, tes festivals vont me manquer aussi. Tes friperies, tes ventes privées, tes bons plans, mon Lanvin vont me manquer aussi beaucoup.

amour

La Vieille  Dame elle va me manquer aussi, la voyant tous les jours, toutes les nuits depuis ma fenêtre sur ma petite colline de Clamart. Dans les derniers mois elle est devenue pour moi un point de repère,  une preuve qu’on est toujours en vie, qu’on résiste face à la réalité pas très rose qu’on vit…

Bon soir Paname

Paris, grâce à toi j’ai appris beaucoup de choses sur moi-même.  Je peux dire qu’on s’était bien côtoyé pendant ces 5 ans, on a un peu grandi ensemble et tu m’as beaucoup aidé à dépasser mes limites, me donner la confiance en moi à travers toutes les emmerdes/jolies rencontres  que j’ai vécu. C’est ouf, mais avec toi j’ai appris comment voir les cotés positifs dans les situations, apparemment,  sans issues.  T’es un bordel inimaginable, t’es loin de ce qu’on voit dans les jolies cartes postales, mais  t’as une joie de vivre, une folie  dont je ne peux pas  me passer.  Tu es mon kiff et tu le resteras, Paname !

Victoire Paris

Mais chère Paris, ça ne va pas me manquer…. On s’en fout ! Les jolies choses sont beaucoup plus importantes que les grises.

A partir de la fin aout- début septembre, Une Roumaine à Paris, va devenir Une Roumaine à Toulouse ! Une ville que je n’ai jamais visitée, mais les amis, les gens qui la connaissent me disent que c’est le Top. On verra ! J’aime l’aventure, j’aime le Sud-Ouest de la France, pour moi c’est le Paradis, peut-être je vais aimer cette ville rose. En tous cas, j’ai hâte, de commencer ma nouvelle vie, créer mon nouveau cosmos.

Paris, mon amour, je te remercie pour tout !  Tu resteras dans mon cœur pour toujours ! 

Sans boulot, sans amis, Toulouse, j’arrive ! Fais-moi rêver !