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Bucarest_Unirii« Je suis journaliste à Paris depuis 2010, mais c’est en Roumanie que j’ai commencé ma « carrière ». J’ai habité une année à Bucarest, de septembre 2006 à août 2007. Depuis, je reviens une à deux fois par an pour différents reportages. C’est un peu ma seconde maison.

En 2006, j’étudiais à l’Institut d’études politiques de Lyon. Nous devions choisir une destination pour notre année d’échange universitaire. Comme de nombreux étudiants, j’ai pensé d’abord aux États-Unis, aux campus de la côte ouest. Mais cela ne me correspondait pas. Je cherchais un pays, une ville, qui présente un intérêt journalistique. Donc une actualité. Je savais déjà à l’époque que je voulais être journaliste.

Je me suis donc tournée vers l’Europe, qui avait accueilli 10 nouveaux membres deux ans auparavant. Pologne ? Hongrie ? Mouais. Et puis la Roumanie s’est dessinée dans un coin de ma tête. Le pays allait rejoindre l’UE dans quelques mois. On y trouvait plusieurs titres de presse francophone synonymes d’opportunités de stage. Je n’en connaissais rien. Parfait!

Bucarest

Voilà comment je suis arrivée à Bucarest. Je trouvais cette destination à la fois originale sans être anecdotique, exotique sans être au bout du monde. Et je n’ai pas été déçue. Je me suis tout de suite sentie à l’aise dans cette ville sans cesse en mouvement et pleine de contradictions. Si Bucarest était une personne, elle serait une femme hyper-active, un peu schizophrène, impulsive et entière.

Bucarest est une femmeChaque fois que je reviens, je retrouve tous ces ingrédients qui font son charme. Certains la détestent, d’autres l’adorent. Elle ne laisse personne indifférent. Elle n’est pas d’une beauté évidente comme l’est Budapest. Mais elle a quelque chose d’émouvant, voire de fascinant, dans sa capacité à vous surprendre. Elle a ce truc quasi magique qui fait arriver des choses qui n’arrivent pas ailleurs. De bonnes choses.

Bucarest_vases communicantesBucarest_street artQuand je reviens à Bucarest pour des reportages, je retrouve instantanément mes repères. Et je m’étonne aussitôt des nouveautés. Rien ne change dans cette ville, et en même temps tout change. Comme si chaque fois, elle cherchait à surprendre le visiteur de passage, en révélant une inscription poétique derrière une façade terne ou en mettant sur votre chemin une rencontre qui enrichira votre vie. Bucarest m’a rendue plus riche et plus forte« .

                                                                                          Marianne, journaliste

Credit photo: Marianne, archive perso